La pêche au thon est l’une des activités de pêche les plus technologiques. Elle repose sur des radeaux-appâts dérivants plusieurs semaines au gré des courants marins. Pour retrouver ces radeaux, les pêcheurs les équipent de bouées reliées aux bateaux par satellites et gérées par une plate-forme logicielle de supervision très sophistiquée.
Au-delà de cette pêche spécifique dont Kannad est l’un des leaders mondiaux, la surveillance des navires par satellites (VMS, Vessel Monitoring System) permet aux autorités de régulation de la pêche de contrôler à intervalles réguliers la position des navires afin de s’assurer qu’ils respectent leurs zones de pêche respectives ainsi que les jours de pêche qui leur sont alloués. Les équipements électroniques de tracking que les bateaux doivent adopter sont ainsi un élément clé des politiques nationales et internationales de gestion des ressources et de la biodiversité marines.
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La navigation maritime est en train d’amorcer un virage technologique majeur, passant de dispositifs de navigation visuels (bouées, lumières, phares, etc.) à des systèmes électroniques radiofréquences établissant un véritable réseau de communication maritime ouvrant la voie au concept de e-navigation. Un des éléments clés de cette révolution est constitué par les balises AIS AtoN (Automatic Identification System—Aid to Navigation) utilisées pour signaler des dangers ou transmettre, par leurs signaux radios, des informations de navigation simples. Ainsi, ce sont elles qui indiquent aux bateaux, dans le rail d’Ouessant, la position des voies maritimes à emprunter dans un sens et dans l’autre du rail, et qui signalent la proximité d’une côte. Elles jouent le rôle de « phares radiofréquences », qui assurent ainsi la sécurité de cette « autoroute de la mer » qui voit passer chaque année plus de 50 000 navires.
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